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Laissez-moi vous raconter une histoire qui m’a profondément marqué…

Il y a quelques années, j’ai rencontré une femme extraordinaire lors d’une conférence sur les médecines alternatives.

Elle s’appelait Martine, 58 ans, institutrice à la retraite.

Et pendant plus de 15 ans, elle avait souffert d’insomnies chroniques.

Vous savez, ce genre de nuits où vous fixez le plafond pendant des heures… où votre esprit tourne en boucle comme une machine infernale… où le réveil sonne alors que vous avez l’impression de n’avoir fermé l’œil que 20 minutes.

Martine avait TOUT essayé.

Les somnifères (qui la laissaient groggy toute la journée)… Les tisanes de valériane… La mélatonine… Les applications de méditation… Les consultations chez le psychiatre…

Martine était découragée, fatiguée de dépendre des autres, fatiguée de chercher à l’extérieur une solution qui ne venait jamais…

Jusqu’au jour où son médecin traitant lui a suggéré quelque chose d’inattendu :

« Et si vous appreniez à vous hypnotiser vous-même ? »

Martine m’a avoué qu’elle avait d’abord ri.

S’hypnotiser soi-même ? Sans praticien ? Sans personne pour la guider ?

Ça lui semblait aussi réaliste que de s’opérer elle-même de l’appendicite.

Mais sa fatigue était telle… son désespoir si profond… qu’elle a fini par essayer.

Et ce qui s’est passé ensuite l’a bouleversée.

Quand Martine est devenue sa propre thérapeute

Après seulement 3 semaines de pratique quotidienne…

Martine dormait.

Pas juste « un peu mieux ». Non.

Elle s’endormait en moins de 15 minutes. 

Elle ne se réveillait plus à 3h du matin avec le cœur battant. 

Elle se levait reposée, l’esprit clair, prête à affronter la journée.

« C’est comme si j’avais découvert un interrupteur secret dans mon cerveau », m’a-t-elle confié, les larmes aux yeux. « Et le plus fou ? Je n’ai besoin de personne pour l’activer. »

Pas de rendez-vous à prendre. 

Pas de praticien à payer. 

Pas de déplacement.

Juste elle, son esprit et une technique qu’elle pouvait utiliser n’importe où, n’importe quand.

Martine était devenue, pour la première fois de sa vie, sa propre guérisseuse.

Auto-hypnose : la différence qui change tout

Peut-être vous demandez-vous…

« Mais Christian, quelle est la différence entre l’hypnose et l’auto-hypnose ? »

C’est une excellente question. 

Et la réponse va peut-être vous surprendre.

L’hypnose traditionnelle, c’est quand un praticien vous guide vers un état modifié de conscience. 

Vous êtes le passager, il est le conducteur.

C’est efficace, vraiment, les résultats peuvent être spectaculaires.

Mais il y a un problème…

Vous dépendez de quelqu’un d’autre.

Vous devez prendre rendez-vous, payer, vous déplacer et attendre que le praticien soit disponible.

Et quand l’effet s’estompe ? Vous devez recommencer. 

Encore et encore.

L’auto-hypnose, c’est radicalement différent.

C’est VOUS qui prenez le volant.

Vous apprenez à induire vous-même cet état modifié de conscience. 

À accéder à votre subconscient quand VOUS le décidez. 

À travailler sur vos blocages selon VOTRE rythme.

C’est la différence entre aller au restaurant tous les soirs… et savoir cuisiner.

Entre appeler un taxi à chaque fois… et avoir votre propre voiture.

Entre dépendre d’un thérapeute… et devenir votre propre thérapeute.

L’auto-hypnose, c’est l’autonomie absolue.

Et c’est plus facile que ce que vous imaginez…

Le pouvoir caché que vous possédez DÉJÀ

Car vous entrez en état d’auto-hypnose naturellement, plusieurs fois par jour, sans même vous en rendre compte.

C’est scientifiquement prouvé. [1]

Vous savez, ce moment où vous conduisez sur l’autoroute et où vous arrivez à destination sans vraiment vous souvenir du trajet ?

Ou quand vous êtes tellement absorbé par un film que vous sursautez quand quelqu’un vous appelle ?

Ou encore ces quelques secondes entre le sommeil et l’éveil, où tout semble flotter dans un brouillard cotonneux ?

C’est de l’auto-hypnose.

Votre cerveau SAIT déjà comment faire.

Il le fait depuis votre naissance.

Le problème ?

Vous ne savez pas comment déclencher cet état volontairement.

Comment l’utiliser comme un outil de transformation.

Comment accéder à votre subconscient pour y reprogrammer vos schémas limitants.

C’est exactement ce que l’auto-hypnose vous apprend à faire.

Pourquoi l’auto-hypnose fonctionne (quand tout le reste a échoué)

La plupart des approches thérapeutiques traditionnelles ont un problème fondamental.

Elles s’adressent à votre esprit conscient.

La partie rationnelle, logique et analytique.

Celle qui représente environ… 5% de votre activité mentale. [2]

Les 95% restants ?

C’est votre subconscient.

Cette immense base de données qui stocke vos souvenirs, vos croyances, vos émotions, vos automatismes…

C’est LÀ que se trouvent vos blocages.

Et c’est LÀ que l’auto-hypnose intervient.

C’est comme si vous aviez enfin accès au code source de votre propre esprit.

Pour identifier les « bugs ».

Et les corriger vous-même.

Sans intermédiaire.

Les bienfaits PROUVÉS de l’auto-hypnose

Je ne vais pas vous faire une liste interminable de promesses creuses.

À la place, voici ce que la recherche scientifique a démontré :

  • Pour la gestion du stress et de l’anxiété : une méta-analyse publiée dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology a montré que l’auto-hypnose pratiquée régulièrement réduit significativement les niveaux d’anxiété[3] ;
  • Pour les troubles du sommeil : des chercheurs suisses ont découvert que l’écoute d’une séance d’auto-hypnose avant de dormir augmentait de 80% le temps passé en sommeil profond[4] ;
  • L’auto-hypnose est désormais enseignée aux patients dans de nombreux hôpitaux français pour gérer la douleur chronique en autonomie. L’Institut Curie l’utilise régulièrement[5] ;
  • Pour arrêter de fumer : une étude a montré un taux de réussite de 36% avec des techniques d’auto-hypnose… contre 6% avec les patchs nicotiniques[6] ;
  • Les participants utilisant l’auto-hypnose en complément d’un régime perdent en moyenne 2 fois plus de poids que ceux qui suivent uniquement le régime[7].

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg…

Phobies. Dépression. Addictions. Traumatismes. Confiance en soi. Performances sportives ou professionnelles…

Les applications sont infinies.

Et vous pouvez y accéder sans dépendre de personne.

Maintenant, j’imagine que vous n’avez plus qu’une seule question en tête…

Comment débuter l’auto-hypnose (même si vous n’y croyez pas)

Voici une technique simple que vous pouvez essayer ce soir…

Elle s’appelle la « Méthode de la Relaxation Progressive ».

C’est l’une des portes d’entrée les plus douces vers l’auto-hypnose.

  • Étape 1 : l’installation. Trouvez un endroit calme où vous ne serez pas dérangé pendant 15 à 20 minutes. Allongez-vous ou asseyez-vous confortablement. Desserrez vos vêtements si nécessaire. Fermez les yeux ; 

  • Étape 2 : la respiration. Prenez 3 grandes inspirations profondes. À chaque expiration, imaginez que vous relâchez toutes les tensions de votre corps. Laissez votre respiration devenir naturelle, régulière, apaisée ;

  • Étape 3 : la relaxation progressive. Portez votre attention sur vos pieds. Imaginez une vague de détente qui les enveloppe. Sentez vos muscles se relâcher complètement. Puis remontez lentement… les mollets… les genoux… les cuisses… Le bassin… le ventre… la poitrine… Les épaules… les bras… les mains… Le cou… le visage… le cuir chevelu… Prenez votre temps, il n’y a aucune urgence

  • Étape 4 : l’approfondissement. Imaginez un escalier de 10 marches qui descend vers un lieu paisible. À chaque marche, vous vous enfoncez plus profondément dans la relaxation. 10… vous commencez à descendre… 9… de plus en plus détendu… 8… votre corps devient lourd et agréable… 7… les pensées s’éloignent… 6… un calme profond vous envahit… 5… vous êtes à mi-chemin… 4… la paix vous enveloppe… 3… presque arrivé… 2… si serein… 1… vous y êtes ; 

  • Étape 5 : l’espace intérieur. Vous voilà dans votre « lieu sûr ». Cet endroit peut être une plage, une forêt, une montagne, un souvenir d’enfance… Explorez-le avec vos 5 sens : les couleurs, les sons, les odeurs et les sensations sur votre peau. C’est ICI que vous pouvez travailler sur vos intentions, répétez-vous des affirmations positives, visualisez un objectif ou profitez simplement de cet état de paix profonde ; 

  • Étape 6 : le retour. Quand vous êtes prêt, remontez l’escalier. À chaque marche, vous revenez doucement à votre état de conscience normal. Bougez vos doigts. Vos orteils. Étirez-vous. Ouvrez les yeux.

Félicitations, vous venez de faire votre première séance d’auto-hypnose.

L’auto-hypnose n’est pas une baguette magique.

Je refuse de vous mentir.

Elle demande de la pratique, de la patience et de la régularité.

Mais les résultats… les résultats peuvent être extraordinaires.

Car au fond, l’auto-hypnose ne vous donne pas un pouvoir que vous n’aviez pas.

Elle vous reconnecte à un pouvoir que vous avez toujours eu.

Celui de votre esprit.

De votre subconscient.

De cette partie de vous qui sait exactement ce dont vous avez besoin pour guérir, pour grandir, pour vous épanouir.

Vous n’avez besoin de personne pour accéder à ce pouvoir.

Il est en vous.

Il a toujours été en vous.

L’auto-hypnose n’est que la clé pour ouvrir cette porte.

Vous êtes votre propre guérisseur.

Il est temps de le découvrir.

Spirituellement vôtre,

Sources :

[1] Rainville, P., et al. (1999). Cerebral mechanisms of hypnotic induction and suggestion. *Journal of Cognitive Neuroscience*, 11(1), 110-125.
[2] Szegedy-Maszak, M. (2005). Mysteries of the Mind. *U.S. News & World Report*.
[3] Kirsch, I., et al. (1995). Hypnosis as an adjunct to cognitive-behavioral psychotherapy. *Journal of Consulting and Clinical Psychology*, 63(2), 214-220.
[4] Cordi, M. J., et al. (2014). Deepening Sleep by Hypnotic Suggestion. *Sleep*, 37(6), 1143-1152. University of Zurich.
[5] Institut Curie. Utilisation de l’hypnose en oncologie. https://curie.fr
[6] Elkins, G. R., et al. (2006). Hypnotherapy for smoking cessation. *International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis*, 54(3), 245-254.
[7] Kirsch, I. (1996). Hypnotic enhancement of cognitive-behavioral weight loss treatments. *Journal of Consulting and Clinical Psychology*, 64(3), 517-519.

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